20 juillet 2005
Afghanistan, la guerre pour de vrai
Pendant la guerre en Afghanistan, j'avais vu un reportage de guerre, qui sortait complètement de tout ceux que j'avais vu avant, il m'avait passionné, je vous propose donc le commentaire que j'en avait fait à l'époque :

Afganistan, la guerre pour de vrai
Documentaire. Réalisé par Damien Degueldre et Daniel Leconte. Produit par Doc en stock. Avec la participation de France 2.
Forteresse, près de Mazar e Sharif où sont détenu les talibans fait prisonnié par l'alliance du Nord. L'objectif de l'alliance du Nord, aidée par deux agents de la CIA est de recueillir des informations, nottament sur la localisation de Ben Laden et du Mollah Omar. Ce que ne savent pas les deux américains, c'est qu'ils provoquent la haine, leurs prisonniers sont formaté pour les tuer. Un taliban va alors surgir de nul part, avec une grenade à la main, et se fait exploser. Un des américains meurt. Ce document vidéo de la CIA montre ce qui marque le début de l'inséruction de la forteresse.
30 ans, responsable de marché dans une firme de produits de beauté, Damien a tout plaqué pour réaliser son rêve, devenir grand reporter. Il est accompagné dans son aventure par trois compagnons : un américain, un russe et un anglais. Il ne connait pas la guerre, sait à peine se servir d'une caméra. Apprenant la rebellion, il décide de se rendre sur place, et va se retrouver le témoin principal, mais aussi l'acteur de la mutinerie des talibans.
Dans ce reprotage émouvant, on se rend compte de ce qu'est la guerre, à des années lumières des images diffusées dans les journaux télévisés, que l'on confond avec des productions Hollywoodienne et qui laissent à la limite de l'indiférence.
Là, le journaliste évolu au coeur même des combats, il a peur, il se cache, il court, il treble, il se fait tirer dessus. La seule différence avec les autres soldats, c'est qu'il n'est pas armé d'une kalachnikov, mais d'une simple caméra.
Ce documentaire n'est donc pas comme tous les autres, on comprend ce que ressent le journaliste, on est surpris, comme lui, de la légerté des afghans face à la mort.
Tout juste toléré, et sachant que sa sécurité n'est pas garantie, il filme les soldats de l'alliance du Nord qui tentent de déloger les talibans. Il suit aussi les forces spéciales américaines venu récupérer leur compatriote, ainsi que le cadavre de Mike, l'agent de la CIA.
On observe, ou plutôt on vit le bombardement aérien raté, qui se trompe de cible, et on partage avec eux leurs inquiétudes, pour finalement s'étonner que les afghans s'amusent de cette bévue alors qu'ils viennent tout juste d'échapper à la mort, et qu'elle a coutée la vie à nombre d'entre eux.
Un véritable jeu gratuit avec la mort :
- Comment avez-vous appris à tirer ?
- (en rigolant) Ici, on sait tirer en sortant du ventre de sa mère.
-Comment on reconnait un taliban ?
- C'est le gars qui nous tire dessus.
On se prend ensuite de sympathie avec les combattants :
Baisses toi, tu vas te faire tirer dessus !
lance l'un d'eux au caméraman imprudent dans le feu de l'action.
Le journaliste avoue se prendre au jeu, aimer l'ambiance, se mettre à aimer ça : le son des mitraillettes, le sol qui tremble, la peur. Bien que cela puisse paraitre surprenant, je le comprend, et aimerai bien être à sa place, mon âme de journaliste peut-être...
Il faut que je me pince pour vérifier que je ne suis pas dans un film.
Il s'aperçoit ensuite du tapis de cadavres qui gît sur le sol, sans que cela ne l'émut outre mesure, en à peine deux jours, il s'est habitué à la guerre et à l'idée de la mort.
Alors que le combat n'est pas encore terminé, la recherche du butin commence. L'un prend les baskets d'un cadavre, l'autre met son couteau dans une bouche pour récupérer la dent en or. A la guerre comme à la guerre...
Inconscient, notre journaliste amateur, accompagné par ses trois amis continu à avancer, pour se retrouver sous le feu des talibans, et courir comme un dératé pour sauver sa peau.
On voit ensuite un combattant se servir d'un cadavre comme rempart, image barbare, dramatique...
Les nerfs à vifs après trois jours de combats acharnés, les quatre journalistes décident de partir. Leurs confrères pensent qu'ils sont allé trop loin. Au téléphone, le père de Damien lui fait une ferme recommandation :
Maintenant, tu arrêtes tes conneries !
Ils reviennent quelques jours plus tard, à la fin des combats, et voient les 84 survivants talibans sur 400, mal en point après 8 jours d'enfer, traqué comme des rats, à moitié noyé dans une cave innondée.
Damien s'interesse ensuite à John Walker Leen, il est le premier à l'interroger et est à des années lumières d'imaginer que celui-ci est un occidental, surnommé depuis le "taliban américain".
- Approuvez vous le 11 septembre ?
- Oui
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