16 juillet 2005

Politique Agricole Commune

medium_vache.jpgJe surfais un peu sur un site d'actualité, afin de chercher un sujet pour mon premier post sur mon nouveau blog, lorsque je suis tombé sur un article du Nouvel Observateur intitulé "Divergence sur les subventions agricoles" a propos des relations franco-brésiliennes. Le président Lula est en effet actuellement en France, à l'occasion de l'année du Brésil, il était hier l'invité d'honneur de la France, et a pu assister au défilé militaire aux côtés de notre président Jacques Chirac.

Le sujet de la PAC (Politique Agricole Commune) est un sujet infiniment complexe, je ne tenterai donc pas de trouver la "solution miracle" qui n'existe d'ailleurs pas, mais je vais néanmmoins vous livrer mes quelques reflexions.

Créé il y a environ 50 ans, l'objectif de la PAC était de permettre l'auto-suffisance européenne pour les produits agricoles. L'Europe avait en effet vécu de nombreuses réstrictions allimentaires. Les subventions agricoles, permettaient aussi aux agriculteurs d'atteindre un niveau de vie acceptable, d'améliorer la productivité des exploitations, et d'offrir au consommateur des prix équitables.

Cependant, et on en parle beaucoup, les conditions d'il y a 50 ans ne sont plus les mêmes qu'aujourd'hui, et la PAC est de plus en plus critiquée. Même si je ne suis pas d'accord avec les propos de Monsieur Blair qui avait parlé de "vaches qui coutent 2 € par jours", j'ai du mal à comprendre que la PAC absorbe 40% du budget européen.

Je trouve aussi paradoxale que l'Union Européenne subventionne autant l'agriculture, elle qui prône les valeurs du libéralisme, du libre échange, elle qui est la plus grande puissance commerciale du monde, ne respecte pas les règles de base du libéralisme.

Ce qui me gène probablement le plus, c'est que cela empêche les pauvres producteurs du tiers-monde, qui ne peuvent du coup pas nous vendre leurs produits. Il n'est pas normal qu'une vache vive avec 2€ par jours, quand des milliards d'hommes ne vivent pas avec un € par jours. J'ai donc parfois du mal à comprendre la position de la France, et nottament celle de Chirac, si prompt d'habitude pour se donner une image d'alter mondialiste, il n'est pas près à céder d'un pouce au sujet de la PAC. Faut-t-il toujours s'obstiner à défendre la préservation de l'intérêt national ? Ou plutôt avoir une politique morale, qui permettrait aux pays du Sud de sortir, ne serait-ce qu'un petit peu, de la pauvreté ?

Je ne pense pas que l'abolition totale de la PAC ne soit une solution, celle-ci ne se résume en effet pas à la subvention de vaches, elle a permis à l'Europe d'atteindre une situation d'auto suffisance, elle a permit aux agriculteurs d'améliorer leurs conditions de vie. Encore aujourd'hui elle permet aux pays entrant dans l'UE d'améliorer leur agriclture, je pense surtout à l'agriculture polonaise, où la récolte se fait encore souvent à dos d'animaux.

Cependant, il est incontestable qu'il faut la revoir, l'améliorer. Ne pourrait-t-on pas par exemple diminuer les subventions, dans le but de permettre auc autres pays producteurs de rentrer sur le marché européen ?

Un autre aspect que je n'ai pas abordé, est l'aspect écologique. Il faut absolument abandonner le concept de subventions "à la quantité", mais améliorer la qualité, encourager une culture écologique, sans pesticides, sans OGM...

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